Les Etats-Unis face à un "choc pétrolier" pour la FED

Les Etats-Unis face à un "choc pétrolier" pour la FED
Le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke a estimé mercredi que l'économie américaine affrontait un "choc pétrolier sévère" mais qu'elle résistait aujourd'hui beaucoup mieux aux prix élevés du brut que dans les années 1970.

Dressant un parallèle avec l'année 1975, il a estimé que "hier, comme aujourd'hui nous connaissions un choc sévère sur les prix pétroliers, une forte hausse des prix de l'alimentation et d'autres matières premières, et une croissance faible".

Cependant "notre économie s'est jusqu'à présent bien sortie de l'actuel choc pétrolier", a-t-il ajouté.

M. Bernanke s'exprimait à Cambridge, Massachusetts (nord-est), devant la promotion 2008 de l'université de Harvard et dressait un parallèle avec la situation économique régnant lors de sa propre année de sortie en 1975.

Parmi les facteurs permettant cette meilleure résistance de l'économie, M. Bernanke a cité une plus grande capacité d'adaptation et l'utilisation plus efficace de l'énergie.

Il aussi mentionné le niveau de l'inflation, qui aujourd'hui est "significativement plus élevé que ce que nous souhaiterions", mais encore loin des hausses à deux chiffres atteintes dans les années 1980.

Du côté des attentes d'inflation, certains indicateurs révèlent toutefois une hausse ces derniers mois, "ce qui est une inquiétude importante pour la Réserve fédérale", a-t-il ajouté.

C'est la deuxième fois en deux jours que le président de la Fed dit ses inquiétudes sur l'inflation, ce qui a amené les marchés à faire une croix sur la possibilité d'une nouvelle baisse des taux.

Mais "il y a peu de signes aujourd'hui indiquant le début d'une spirale dans le style des années 1970, où salaires et prix se poussaient mutuellement à la hausse", a ajouté M. Bernanke.
# Posté le mercredi 04 juin 2008 17:44

La Slovaquie poussée dès 2009 dans la zone euro

La Slovaquie poussée dès 2009 dans la zone euro
En 2009, la Slovaquie sera le 16e pays de la zone euro et le premier pays de l'ex-bloc soviétique à franchir le pas, très symboliquement. L'Union européenne l'a vivement encouragé dans cette voie et facilité les choses. Les ministres des Finances des Vingt-Sept ont ainsi suivi la Commission européenne, pour constater que ce pays n'était désormais plus en situation de "déficit excessif", c'est-à-dire au-delà de 3 % du PIB. Et pourtant la Banque centrale européenne (BCE) a critiqué récemment la Slovaquie pour ses fortes tension inflationistes. Mais les 27 sont passés outre.



Il s'agit en réalité d'une victoire politique pour le Premier ministre slovaque Robert Fico, qui a milité pour obtenir le taux de conversion le plus élevé possible entre la couronne slovaque et l'euro. Gain de cause la semaine dernière : la Commission européenne avait réévalué de 17,6 % le taux de change de la couronne slovaque par rapport à l'euro, prenant acte de la forte progression de la monnaie depuis plusieurs semaines dans la perspective de l'entrée du pays dans la zone euro.

Plus le taux de conversion est élevé, plus le pouvoir d'achat des Slovaques pour les biens et services importés est fort. En revanche, ils vont souffrit pour exporter leurs produits. Il faut maintenant fixer irrévocablement le taux-pivot de la couronne par rapport à l'euro avant que les ministres des Finances des Vingt-Sept puissent formaliser la décision, en juillet, après consultation du Parlement européen mais aussi des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne.



La Slovaquie peut y gagner plus de stabilité (contrôle de l'inflation) et de pouvoir (siège au sein de l'Eurogroupe). Il est vrai que la GB, le Danemark et la Suède ont choisi de ne pas en faire partie, dès l'origine, alors qu'ils remplissent les critères économiques.

Pour les membres de ce club il faut inverser la vapeur, à la faveur de l'élargissement. Or, l'adhésion à l'euro est obligatoire pour les nouveaux membres de l'Union européenne. Mais chaque pays en fixe la date et doit respecter les conditions économiques nécessaires. Le 1er janvier 2007 : la Slovénie a adopté l'euro. 2008 : C'était au tour de Malte et Chypre, sans difficultés économiques majeures.



Les dates d'adoption de l'euro par les autres nouveaux membres de l'UE n'ont pas encore été fixées. Toutefois, Bruxelles souhaiteraient les voir adhérer dans cet ordre. En 2010 : la Lituanie, en 2011 : la Lettonie et la Hongrie, en 2012 : la République tchèque et la Pologne, en 2014 : la Roumanie. Suivent à une date indéterminée la Bulgarie et l'Estonie.



Mais certains pays comme le République Tchèque ou la Pologne semblent avoir engagé une course de lenteur, en raison de l'euroscepticisme croissant de leurs dirigeants et des sacrifices à demander aux peuples pour remplir les critères de Maastricht. A 10 ans d'existence, la BCE essuie de nombreuses critiques sur sa trop grande indépendance. Du coup, pour rendre l'Eurozone plus attractive, il faut des bonnes nouvelles... Et garder le rythme d'un nouvel adhérent par an !
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# Posté le mercredi 04 juin 2008 17:46

United rétrécit pour résister à la hausse du pétrole

United rétrécit pour résister à la hausse du pétrole
United Airlines, la deuxième compagnie aérienne américaine, a décidé de réduire sa voilure pour limiter les pertes provoquées par la hausse du carburant, en se débarrassant de 100 appareils, desservant surtout sur ses lignes intérieures, déficitaires.
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United a indiqué mercredi qu'elle retirait du service 94 Boeing 737 ainsi que 6 Boeing 747, incluant 30 appareils dont le retrait avait déjà été annoncé.

Sa flotte détenue en propre (460 appareils fin mars) se retrouvera réduite de près d'un quart, à 360 appareils, auxquels s'ajoutent toujours 215 appareils exploités par des partenaires. Son parc avait déjà diminué de 14 avions en 2007.

Les B737 éliminés sont les plus anciens de sa flotte et les plus gourmands en carburant. Sous réserve de l'accord de certains loueurs, la compagnie compte se débarrasser entièrement de ce type d'appareils monocouloirs, très utilisés par les compagnies du monde entier pour leurs liaisons court-courrier.

La facture de kérosène des compagnies aériennes a pratiquement doublé depuis un an, plongeant toutes les majors dans le rouge depuis six mois, alors qu'elles étaient à peine sortie du régime des faillites.

United estime que le prix du carburant génère dans ses comptes un trou de 3 milliards de dollars. La compagnie se dit persuadée de pouvoir y faire face d'ici 2009, pour peu que le reste de la profession prenne des mesures analogues.

Comme ses concurrentes, United veut surtout réduire la voilure aux Etats-Unis. D'ici fin 2009, ses capacités sur ses grandes lignes américaines diminueront de 17% à 18%. Mais elle réduira aussi de 4 à 5% ses capacités internationales, et sa capacité totale diminuera de 9% à 10%.

"Nous prenons des mesures supplémentaires, agressives, pour montrer notre décision de redimensionner notre activité pour s'adapter à la réalité actuelle du marché", a déclaré le PDG Glenn Tilton dans un communiqué.

La Bourse a bien accueilli la nouvelle: l'action UAL, maison mère d'United Airlines, montait de 5,90% à 8,98 dollars vers 15H00 GMT.

Les autres compagnies taillent aussi dans leur flotte et leur offre commerciale. American Airlines a annoncé une réduction de 12% ses capacités aux Etats-Unis, et Delta Air Lines une baisse de 11%, avec l'élimination de 90 appareils et de 3.000 emplois (5,5% de ses effectifs).

United a aussi décidé de fermer sa filiale à bas coûts déficitaire Ted, lancée en 2004 pour relier des villes américaines aux stations balnéaires.

La compagnie va en outre continuer à comprimer ses effectifs, avec de 1.400 à 1.600 poste supprimés (dont 500 déjà annoncés), sur 52.500 salariés actuellement. Mais elle pourrait aller plus loin, et "déterminera le nombre de salariés touchés en finalisant son programme le mois prochain".

Ce plan d'austérité intervient moins d'une semaine après l'échec de négociations de fusions avec US Airways, à l'initiative d'United.

Avec ces nouvelles mesures, United espère limiter les dégâts, après deux trimestres dans le rouge et des perspectives encore plus sombres.

Pour l'instant, les compagnies américains n'ont pas réussi à compenser la hausse de la facture de kérosène, malgré les surcoûts imposés pour divers services (bagages supplémentaires, réservation, services à bord...).

Le mouvement de réduction des flottes aux Etats-Unis et de disparition des compagnies à bas coût pourrait permettre une hausse générale des tarifs, bienvenue pour leur finances. Mais pour les passagers aux Etats-Unis, il y aura nettement moins d'avions, plus remplis et plus chers.

Rien ne dit que cela suffira. Selon certains analystes, les compagnies aériennes américaines pourraient perdre, en cumulé plus de 7,2 milliards de dollars cette année, un record.

La fédération internationale IATA prévoit que l'ensemble du secteur aérien mondial pourrait perdre 6 milliards de dollars cette année si le baril devait rester au dessus des 135 dollars.
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# Posté le mercredi 04 juin 2008 17:50

Le Dow Jones finit en léger recul, l'inflation inquiète

Le Dow Jones finit en léger recul, l'inflation inquiète
L'indice à dominante technologique Nasdaq a lui au contraire progressé, grâce notamment à des indicateurs économiques américains jugés rassurants pour la consommation.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 12,37 points, soit 0,10%, à 12.390,48 et le S&P-500, plus large, a perdu 0,45 points, soit 0,03%, à 1.377,20.

Le Nasdaq Composite a lui avancé de 22,66 points (0,91%) à 2.503,14.

Le président de la Fed, Ben Bernanke, a pesé sur les marchés avant la clôture. Il a déclaré que les responsables de la politique monétaire étaient inquiets de signes de hausse des anticipations d'inflation à long-terme mais qu'ils ne voyaient pas se développer une dangereuse spirale inflationniste salaires/prix.

"Certains indicateurs d'anticipations d'inflation à plus long terme ont progressé ces derniers mois, ce qui est une préoccupation significative pour la Réserve fédérale", a précisé Bernanke dans des remarques préparées pour un discours mercredi à l'Université de Harvard.

Les inquiétudes persistantes sur la santé du secteur financier ont aussi exercé une pression baissière sur la tendance. Moody's Investors Service a placé sous surveillance avec implication négative les réhausseurs de crédit Ambac Financial et MBIA.

L'action Ambac a chuté de 17% à 2,49 dollars et MBIA de plus de 15% à 5,63, entraînant dans leur sillage des valeurs phares comme la banque Citigroup, qui a cédé 1,59%.

Les valeurs technologiques ont elles globalement été soutenues par des indicateurs économiques allant dans le sens d'une bonne résistance de la consommation.

Le secteur privé a créé, contre toute attente, 40.000 emplois aux Etats-Unis en mai, selon ADP Employer Services mercredi () tandis que l'activité dans le secteur des services aux Etats-Unis, qui représente 80% de l'activité économique totale du pays, a enregistré une croissance pour le deuxième mois consécutif en mai après avoir été baisse sur l'ensemble du premier trimestre.

Kristina Cooke, version française Stanislas Dembinski
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# Posté le mercredi 04 juin 2008 17:53

Enfin disponible

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l'équipe de computer center à enfin créer un site web dynamique pour le plaisir des internaute qui est : ivoire24.wahost.org , BONNE LECTURE
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# Posté le jeudi 05 mars 2009 14:45